Cave du Château d'Etoy

Notre domaine viticole est une entreprise artisanale familiale. Il est réparti sur les bord du Léman entre les communes de Saint-Prex, d'Etoy et de Villars-sous-Yens. Depuis 1984, où nous cultivions 4000m2 , nous avons petit à petit investi, innové pour arriver aujourd'hui à 2,5 ha. de vignes.

Au Château d'Etoy où  nous résidons, nous cultivons Chasselas et Pinot noir sur un parchet sous le Château côté lac mais surtout nous y avons notre point central d'ancrage,  la cave. Nous commençons à vinifier, nous y gardons en stock une partie de notre production et nous y recevons nos clients. Cette cave sous le Château, chargé d'histoire, mérite que l'on s'y attarde un peu.

Les murs imposent une ambiance chaleureuse et conviviale et inspirent d'entrée respect de par leur âge ! ils laissent transparaître quelques secrets et certainement des trésors d'anecdotes qu'on se surprend à imaginer. Nos clients y ont du plaisir à trouver fraîcheur et découvrir un peu des traces de son passé.

La parcelle de Saint-Prex est la plus grande d'un seul tenant. Nous y cultivons Gamay, Chasselas et spécialités diverses et surprenantes. À Villars-sous-Yens, Gamaret et Garanoir se prélassent dans un terroir parfait pour eux. On y cultive aussi Pinot noir, Mara, Chasselas et Sauvignon blanc.

La Biodynamie

Notre choix de nous lancer dans une culture différente se motive en 2 axes :

Le premier se base sur notre sens accru de notre responsabilité vis-à-vis de notre terre, par et pour qui nous vivons. Nous voulons affirmer haut et fort que c'est Elle qui nous fait vivre.

Dans sa brochure «L'Autre Culture» le syndicat d'Agriculture Bio-Dynamique l'explique très bien, nous citons donc :

"Tout particulièrement ces 25 dernières années, les préoccupations écologiques, économiques et sociales liées à l'agriculture dominante intensive ont pris une dimension considérable. Les changements d'orientations de la Politique Agricole Commune et les conséquences des accords du GATT ont d'autre part jeté le trouble dans les campagnes.

Le paysan vit aujourd'hui une crise d'identité profonde. La prise de conscience des difficultés et des questions du monde agricole est de plus en plus large. Elle conduit à un véritable débat de société dont l'issue est capitale pour l'avenir :

  • Quelle est la mission de l'agriculture et de l'agriculteur dans notre société ?
  • Quels sont les moyens nécessaires au paysan pour mener à bien ses tâches ?
  • Comment obtenir ces moyens ?

Derrière ces questions essentielles apparaissent les questions de responsabilité, qu'il s'agisse d'environnement, de production et de qualité des aliments ou de tissu social.
Les enjeux et les conséquences sont telles, que chacun aujourd'hui se sent concerné.
En ce sens, on peut parler d'une prise de conscience de notre responsabilité individuelle et collective.

Mais parler de responsabilité suppose qu'il existe une éthique et des raisons d'agir. Nous sommes, bel et bien là, face à des questions de sens."

LA BIO-DYNAMIE est porteuse de sens

Ses concepts sont propres au monde de la vie : ses techniques le respectent et en stimulent les forces.

C'est pour répondre aux inquiétudes de certains praticiens, au sujet de la baisse de qualité des produits agricoles et de la dégénérescence des semences que Rudolf Steiner, fondateur de l'Anthroposophie,donna en 1924 à Koberwitz en Silésie, un cours d'agriculture. Ce cours fut accompagné par de nombreuses indications pratiques et par la création d'un cercle de recherche constitué d'agriculteurs et de scientifiques. L'ensemble de ces données, aujourd'hui augmenté de 70 ans d'expériences, prit ensuite le nom de "méthode d'agriculture Bio-Dynamique" (en allemand, littéralement : agriculture biologique-dynamique).

La viticulture Bio-Dynamique raisonne globalement les interactions Terre-Eau-Plante-Air-Flore-Faune. Elle travaille non pas à combattre les ennemis de la vigne, mais à recréer des équilibres, à activer la vie du sol en préservant ses micro-organismes, à renforcer la résistance des plantes et à soutenir les cycles naturels.

Le deuxième axe se situe dans la motivation d'arriver à des vins de grande qualité, vivant et puisant dans leurs différents terroirs leur propre essence même.